pour la suite de la mise à jour, de 2010 à 2013 il faudra patienter encore un peu .....

dimanche 24 février 2008

Bobo-Dioulasso, Banfora

On va en ville à pied. Bobo est très agréable et tranquille.
Visite du vieux quartier, les femmes font la bière de mil et la vendent.
Tous utilisent le ruisseau…
Nous nous retrouvons chez les artisans. On y découvre Kossi. Il est bronzier, réalise à la demande des bronzes à la technique dite "à la cire perdue", technique répandue dans l'afrique de l'ouest. Il est très dynamique dans son domaine. il organise des stages de formation, reçoit des groupes d’européen pour leur apprendre sa technique, voir son site. http://www.kossitraore.com/
A l’auberge, Xavier la trentaine, baroude avec un vieux Land peu aménagé, en Afrique depuis 4 mois. Il est bien malade, fièvre, vomissement. Il ne prend rien pour le palu, alors il va faire des examens à l’hôpital. Cette semaine il remonte rapidement en France.
L’ambiance nous plait et le patron propose de la bonne cuisine, surtout des alocos, un régal (bananes plantain rôties où frites).
Se rappeler: faire des Alocos à la maison.

Demain en route pour Banfora.
La région est plus verdoyante, mais il y a 43° vers 15h00, un four. On visite les Dômes et demandons pour faire le bivouac prêt des cascades de Karfiguela.
Nous avons mal dormi, il fait trop chaud, le matin à 7h00 il y a 25° !!! Nous ressortons l’imprimante à photos et ferons des heureux. Surtout une famille paysanne. Le brave homme était surpris par la conception de notre véhicule et en plus on fait des photos.
Alors il dit à son copain « il est fort le blanc » !
Nous allons souvent manger dans les maquis, riz gras, omelette où aloco. C’est simple et succulent ! Nous passons par les monts du Sindou et retour à Bobo voir Kossi, nous lui achetons de belles statuettes. Voilà c’est fini pour le Burkina Faso, en route vers le nord.


mardi 19 février 2008

BURKINA FASO

Passage des frontières sans souci.



La paille est rangée dans les arbres, heureusement ici il n’y a pas de girafe.
A Ouahigouya nous visitons une association de femmes, y mangeons un riz gras et achetons un beau panier.
Ouagadougou c’est comme Bamako, la même fourmilière ! L’hôtel OK’Inn nous accueille dans son jardin. C’est gratuit, avec douche wc à la piscine et wifi, si on mange au moins une fois, un peu cher mais très bon.
Le lendemain visite des musées, national et de la musique, puis prolongation des visas pris à la frontière.
En route pour le sud, cette fois mauvais goudron !
Bivouac devant l’entrée de la réserve de Nazinga qui s’étend sur 97000 ha non clôturés, ouverture à 6h00. C’est le matin qu’il faut visiter, les animaux sont plus visibles. 4h20 réveil ! Gaby s’est trompé d’1 heure, (toujours le décalage horaire) on a vraiment le temps de déjeuner !
Arrivée au camp central, près de la grande mare, on peut observer les éléphants.
Un guide vient avec nous. Comme il n'y a que 2 places et que nous sommes 3 ... et que Chantal ne veut plus laisser sa place (elle a retenu les recommandations), c'est donc elle qui prend le volant. Pas longtemps, la première difficulté trialisante sur la piste aura raison de sa volonté, elle reprend sa place comme passagère, aïe, aïe, aïe.
On voit une grande varièté d'antilopes (cob de buffon, cob de fassa, hippotrague etc ...), des babouins, crocos et encore des éléphants, mais on ne s’en lasse pas.
A la sortie de cet immense parc, nous croisons Chantal et Michel qui sont avec leurs amis et font le tour du Burkina Faso dans le sens inverse de nous ! On se donne rendez-vous au Maroc pour mi-mars.
Tiébélé, nous visitons la concession de la cour royale. Très bel ensemble de maisons, décorées par les femmes, enchevêtrées les une dans les autres. Un vrai labyrinthe. Les jeunes ne sont pas agressifs envers nous mais entre eux, il faut acheter. Et bien nous achèterons ailleurs pour éviter la bagarre !
Nuit à Léo dans une auberge propre et bien sympath.
Ouessa, Diébougou, Gaoua chaque ville à sont charme. Nous visitons le musée du Poni. C’est le rassemblement d’objets usuels et rituels ainsi que des photos des années 1925/30.C’est vraiment bien expliqué. Devant le musée le « roi des Gan » était présent. Il est le chef suprême pour cette ethnie. Tous les problèmes passent par lui, il règle même les litiges entre le pays Lobi et l’état. Nous rencontrons Ludovic qui nous invite à dormir dans son jardin. C’est un petit terrain de 15 m de côté sans herbe, sans barrière, placé juste devant le chemin où passe tout le monde et surtout les écoliers. On  nous disait bonjour, mais pas un pied ne fût mis dans le jardin ! Nous étions chez Ludovic. Plus tranquille, on n’a pas connu. « Mopti » le chien nous adopte, mais dommage il aboie trop souvent. Nous avons passé une très bonne soirée…
A la sortie de Diébougou, il y a beaucoup de travaux. On demande à un jeune homme si le goudron était dans cette direction. Oui, oui ! Nous avons 200 km de travaux. Il faut zigzaguer entre les camions, la galère !!!
Enfin Bobo-Dioulasso et l’auberge Casafrica, havre de paix dans la ville. On s’installe dans la cour. Nous ne sommes pas loin de la gare, superbe bâtiment.





lundi 18 février 2008

Journée latérite

On prend la nationale, piste en mauvaise latérite pour rejoindre Koro.
Il est 18h00 la frontière est fermée, elle ouvrira à 8h00 demain (au bon vouloir du chef).
Nous désirons être au plus prêt et demandons une adresse. On atterri dans la cour d’un hôtel sordide ! C’est crade, on n’utilisera pas la douche ni les WC !
Le soir c’est un défilé d’hommes, ils viennent pour la bière où autre chose ?!?!
Au réveil, les vautours déjeunent dans la cour ! On regrette de ne pas être reparti en brousse pour un bivouac.


jeudi 14 février 2008

Vers le pays Dogon

Nous sommes maintenant seul mais jamais longtemps quant on s’arrête !
Ségou, Djenné et les mosquées en banco, superbes. Arrivée à mopti et le pays Dogon par de petites pistes superbes en latérite, on ne s'en lasse pas.


Certainement la région la plus fréquentée du Mali et c’est magnifique, le paysage a complètement changé.
Les habitants de cette région, attendent les touristes comme une mouche attend sa c..... c'est bien dommage. Ils nous prennent pour des américains.
Depuis la Mauritanie on s’était libéré de nos ceintures de sécurité, comme tout le monde ici. Au rond point de Bandiagara un flic nous arrête. Nous nous retrouvons au commissariat pour non respect du port de la ceinture. C'est vrai qu'ici c'est obligatoire !!!  Après bien des palabres, ça nous coute 5000 CFA au lieu de 15000, grâce à un monsieur « haut placé » rencontré à Bamako qui nous avait laissé son n° de portable en cas de besoin !
Demain, nous  allons visiter les villages Dogon dans la falaise. Il faut un guide à chaque village, car il y a au sol des endroits sacrés à respecter. Ca peut être un tas de cailloux, voir un cailloux, un monticule, etc ...
Les pistes du bas de la falaise ont eu raison d’un amortisseur. Nous emmenons un chauffeur de « taxi brousse » en panne, qui attend depuis le matin. Mais c’est moi qui me retrouve assise entre les deux sièges, levier de vitesse entre les jambes pendant 45 km de mauvaise piste ! Réparation à Douentza en même pas une heure et pas cher !





On passe la nuit à l’auberge Gourma. Au réveil j’ai un peu mal au dos.
Se rappeler : ne pas donner sa place !

Puis direction le Burkina Faso.Il parait que la vie y est moins chère. C'est vrai qu'ici le "toubab" est en ligne de mire. Ils n'hésitent pas à multiplier les prix par 3 ou 4 suivant la couleur de la peau, il faut toujours discuter ferme.
Il fait toujours aussi froid, minimum 35° dans la journée, heureusement que nous avons pris nos polaires .... Mais nous avons oublié les bonnets de laine (comme eux en ce moment).


Bonnet fourrés ..... il ne fait que 36° !

Se rappeler : les pistes en latérite c’est pire que le sable, couleur tenace et tôle ondulée !

vendredi 8 février 2008

MALI


Parcours malien

Changement de paysage. Sur la piste il y a d’énormes baobabs. Quant on rencontre le plus gros on est en principe au Mali.
Ont croisent des troupeaux et les villages ont changés de formes. On en a plein les yeux !
Kayes, la ville la plus chaude de toute l’Afrique de l’Ouest tient sa réputation, à 17h on a encore 36° à l’ombre ! Après les formalités assez longues, car à différents endroits de la ville.
Il est impossible de trouver des CFA. C’est vendredi, les banques sont fermées jusqu’à lundi et pas de distributeurs automatiques dans Kayes ! Nous avons trouvé le lendemain, avec bien du mal, un pompiste qui veut bien faire du change, avec un taux inferieur évidemment !
Se rappeler : Ne pas entrer dans un pays musulman un week-end si on n’a pas de liquidité (surtout par la piste).

Puis il y a eu un arrêt à un point d'eau. Gaby à tiré l’eau pour les femmes… Ils venaient tous nous voir !
Aujourd’hui 36°5, on transpire ! Nous entrons dans Bamako, quel contraste. C'est une fourmilière, ça grouille partout. C’est des embouteillages monstres, des mobs et vespa chinoises qui sortent de tous les côtés ! Et imaginez le bruit !
Se rappeler : les « mobs » sont conduites par des kamikazes !

Pause de deux jours au camp « le Cactus » (bof !), Visite de la ville,entretien en tout genre, nous, linge, véhicule et mécanique.
Nous reprenons la route de Koulikoro, faisons un arrêt à la « Paillotte », repas et bivouac, les patrons sont français et la cuisine est extra.
Ce matin nous quittons Chantal et Michel qui partent dans l’autre sens.

dimanche 3 février 2008

De Nouakchott à Kankossa

Nouakchott. Enfin accès à notre blog.
C'est ma troisième tentative depuis ce matin pour essayer d'écrire sur le blog. Il est 15h30, ça se plante tout le temps. J'ai réussi à insérer une seule photo. Il va falloir être patient pour le reste ! Je capitule pour aujourd’hui, mais ce n'est pas fini.
Depuis ce jour nous n’alimentons plus le blog…Trop de difficultés, ça patine dans le « mil » !
La suite sera écrite en France.
Nous allons au port des pêcheurs, il parait que c'est magnifique. Nous achetons de la lotte, cuisinée par Chantal (pas la mienne) avec riz, lait de coco et curry, un régal !
Comme Chantal et Michel vont à Bamako et que nous nous entendons très bien, nous ferons la piste ensemble. Gérard et J-P vont au Sénégal.
1ère étape vers Bogué dans un hameau au bord du fleuve Sénégal. Bivouac super agréable. Les jours suivants ce n’est que de la piste on jubile ! Tout est beau, les gens supers accueillants, les couleurs sublimes… Et les bivouacs incroyables. On donne un carton de fournitures scolaire à l’école d’un petit village, l’instituteur nous a remis sur la bonne piste.
A Kankossa pour la frontière, on a faillit louper le bureau. Aucun  signe extérieur et le fonctionnaire est souvent absent.
Se rappeler : les douanes dans la brousse sont difficiles à trouver !
Le plus compliqué c’est de retrouver la bonne piste à la sortie des villages, ca part dans tous les sens. Ce soir nous arrivons dans une impasse ! Il y a 4 huttes, des bergers, 1 cheval et quelques brebis. Ils ne parlent pas un mot de français mais veulent qu’on reste là. Les troupeaux  arrivent à la tombée de la nuit.
Nous passons nos photos sur l’ordinateur avec les bergers, ils ont bien ri. Gaby les prend en photos avec leurs béliers et les impriment sur une petite Canon. Ils sont  heureux ! Nous avons droit à une dégustation de lait de brebis entier extra frais.
Superbe soirée très chaude.
Réveil de bonne heure avec le départ des troupeaux, chacun emmène le sien.
Nous retrouvons la grande piste, prochaine étape Kayes au Mali.