pour la suite de la mise à jour, de 2010 à 2013 il faudra patienter encore un peu .....

samedi 12 avril 2008

Epilogue

Ce 1er voyage avec le 4x4 a été formidable. Nous avons fait de belles rencontres. Et l’Afrique est vraiment un pays qu’il faut connaitre. Nous y retournerons le plus tôt possible.
Bilan : 4 pays d’Afrique, 23084 km en 90 jours et une fracture de la malléole !    

dimanche 30 mars 2008

On flâne !

Nous nous installons au camping El Ferdaous de Marrakech. Allez encore une ballade avant de prendre la route du retour. Direction la vallée de l’Ourika. C’est la ballade de toute la région «le Dimanche» ! Et comme il fait beau ils sont tous là. Un monde fou, des embouteillages pire qu’à Paris. Un bordel monstre ! Nous sommes arrivés au bout de la vallée avec bien du mal et trouvons un coin pour le Pique-nique. Ce soir je débute un traitement d’anti-inflammatoires ma cheville est très douloureuse et ne désenfle pas!!! …  On reprend la route, direction la station service. Qui est là aussi ? Chantal et Michel qui remontent doucement. Je ne suis pas bien, vomissement et fièvre. Arrêt à Oualidia, repas au resto pour des fruits de mer. Je me couche et n’y vais pas. Le lendemain arrêt du traitement, c’est depuis que je prends les cp que je suis malade. Mardi dans la journée ça va mieux mais pas la cheville. Pas de bivouac possible tout est cultivé ou construit. Nous finissons par trouver où dormir ! Une station service désaffectée. Le bivouac le + moche ! …  Ce matin on dit au revoir à Chantal et Michel. Nous accélérons la cadence, direction Ceuta. On cherche désespérément un bivouac ou camping sur la côte avant Ceuta. Pas un coin de libre, il n’y a que des marinas en construction! Il faut redescendre à Martil. Le camping est entouré de hauts immeubles. Heureusement il y a des douches chaudes et un bon resto.
On embarque à 12h15, à 13h40 on sort du port d’Algésiras. Nous arrivons à Torremolinos à 18h et passerons 2 nuits chez Chantal. Quel bonheur de retrouver le confort d’un appartement.
                                                                                                                 
Nous ferons encore 2 étapes dans des hôtels et arriverons à Nancy mardi 8 avril à 20h00.


jeudi 20 mars 2008

Neige, pluie, froid, soleil !

La kasbah Taourirt à la sortie de Ouarzazate est superbe, un vrai labyrinthe. Nous y passons la matinée.
Nous décidons de faire la piste d’Aït-Ben-haddou à Télouet. Superbe vallée, mais nous avons commencé la piste un peu tard l’après-midi, à 15h00.
Se rappeler : Débuter une piste, le matin.

Impossible de trouver un bivouac.  Il est 19h00, la nuit est tombée quand nous retrouvons le goudron. La petite route débouche au col du Tichka, 2237m 0° et il neige. Ce soir, notre objectif, trouver une auberge. La route est sinueuse avec beaucoup de poids lourds. Après 70 km de galères, neige fondue et pluie tapante, nous trouvons « le coq Hardi ». Malgré l’arrivée tardive nous pouvons manger. Bon repas, bon matelas, tous est propre. Belle endroit à recommander, avec un parking fermé et gardé.
Ce matin 10°, le soleil fait briller la neige sur les sommets, c’est superbe.  Nous visiterons rapidement Marrakech pour rejoindre Essaouira. Il y fait un peu meilleur. Surprise au camping Chantal et Michel sont là! Nous passerons le jour suivant ensemble en ville et re-achats… Nous remontons tranquillement par la côte. Il fait froid, il pleut. Nous allons au camping de Safi pour une bonne douche chaude. Pas d’eau chaude ! Ca nous file le bourdon, demain on redescend pour Agadir …    
                                                                  
Agadir 20°, c’est mieux. Soirée avec des Ccaristes sympa. Nous appelons les amis pour les prévenir que nous restons encore un peu au Maroc, rdv à Ouzoud. Nous passons par le pont naturel d’Imi-n-Ifri. Et voilà, je glisse près du ruisseau. Ca ressemble à une grosse entorse! Gaby s’occupe de moi, compressif et fait plusieurs pharmacies de Demnate pour trouver suffisamment d’élasto pour un strapping. On retrouve Chantal et Michel et restons quelques jours ensemble. Ils se baladent, vont à la cascade et moi je repose ma cheville. Le soleil est là !!!

lundi 17 mars 2008

Du vent encore du vent

On quitte Agadir pour Taroudant, très belle ville, nous y flânons toute la journée. Puis de la piste pour trouver un bivouac près d’un petit village sympa, Talamte. Les jeunes nous entourent, les plus grands s’assurent de notre tranquilité.
Nuit paisible au milieu du village. Le matin, une jeune fille, Fatima (encore ...), nous invite à boire le thé chez ses parents. C’est une très jolie maison typique, nous demandons pour faire des photos, c’est d’accord. Ils nous attendent avec le thé et un tajine de légumes à 9h du matin ! c’est leur petit dèj… Très difficile après notre petit déj., yaourt, thé/café, tartine beurre/confiture, nous nous forçons pour leur faire plaisir.
La petite dernière (- d’1 ans) n’a jamais été prise en photo. Alors nous leurs en développons quelques unes. Nous repartons avec du pain frais, fait pour nous. On aimerait rencontrer des villages comme ça tous les jours.
Entre Talouine et Taznakht c’est un immense et beau plateau, mais avec un vent terrible, on grignote en attendant de pouvoir s’arrêter. A 16h00 on mange seulement, sur le pouce. Et d’un coup c’est un vent de sable comme un brouillard, ca se termine en 15 mn, drôle de temps ! Il n’y a plus de goudron, pas d’indication. On traverse une usine pour prendre la piste… superbe. El Gloa, il y a une très belle oasis … Ca devient touristique: les enfants veulent des cadeaux ! On se retrouve dans une immense plaine venteuse. Il est tard, une ruine nous protègera un peu du vent. Nuit très difficile, le vent se calme puis redouble et décuple… A minuit le sable single sur la toile, ça bouge de partout, nous rabattons la tente de toit avant l'incident. Nous décidons de dormir (si on peut) dans la voiture. Le Vent nous laisse un petit répit pour le café du matin!  
Zagora et Ouarzazate sont un peu trop touristiques à notre gout, on passe rapidement.

mardi 11 mars 2008

La vallée des Ammeln


Tafraoute est au cœur de la vallée des l’Ammeln et au milieu d’un cirque de roc en granit rose, c’est vraiment très beau. Nous sommes installés, en bivouac, dans la palmeraie près de Tazka. C’est agréable et les gosses ne demandent rien. Ce matin 6° dans la chambre, 4° dehors !!! Très mauvaise nuit il faisait froid. Dès que le soleil revient le thermomètre monte à 17°. Fatima vient nous chercher pour visiter le village et sa maman nous donne du rob fait maison. Puis route vers de belles gorges, la vallée d’Aït Mansour superbe ballade. On s’est couvert pour la nuit et ce matin 6°encore.                        
Se rappeler: Tafraoute très froid la nuit

On développe quelques photos pour Fatima et direction Agadir. En route visite du village de Tioulit abandonné, entretenu par une association. Nous avons RDV avec Chantal et Michel au camping. Nous sommes installés au bord de la piscine (vide)! En attendant, c’est visites et  achats (encore!) Ils sont arrivés, on se raconte, on rit et on se fait une soirée photos. Cette nuit réveil bizarre, il y a 27°!!! Ce matin, quelques gouttes de pluies, les premières depuis Nancy !!!



mercredi 5 mars 2008

MAROC



Les formalités douanières se font en 2h00. Le reste de la route est sans embuches…
A Dakhla, Xavier nous indique le bivouac sur la falaise, côté lagune où les huitres sont élevées. Personnellement je n’en mange pas. Beurk! Ici il y a toujours du vent, il fait plus frais! On fait le tour de la ville, du marché et de la côte océane. Gaby se régale avec les huîtres, elles sont énormes, il en recommande pour le soir (avec un vin blanc ça serait meilleur). Xavier nous quitte il est pressé.
Pas de vin en vente à Dakhla, sauf dans les hôtels, Gaby à la chance de rencontrer quelqu'un qui lui dit où en trouver clandestinement!
On remonte à notre rythme, en s’arrêtant à chaque village et prenant tous les chemins ou routes qui vont vers l’océan. La saison des poulpes est terminée, alors les barques sont rangées…    
A Lcrâa la gendarmerie Royale éventre les barques de ceux qui veulent traverser vers les Canaries.
Les bateaux qui font naufrage le long des côtes en Afrique, ne sont pas démontés!
Repos au camping de Boujdour tout neuf. Le linge est sec en un rien de temps avec ce vent et l’eau de la douche est bien chaude…                                                                                  
Laayoun on visite le supermarché, le seul dans le sud à être bien achalandé. Puis Akhfenir c’est la dernière station service de gasoil détaxé. Nuit à l’Oued Chebika. Nous prenons une piste et crack, l’autre amortisseur casse!!! Heureusement Guelmine n’est pas loin. Le garage nous répare de suite la pièce, en 50 mn un record.
On repart pour Sidi Ifni via Fort Bou-Jérif et l’embouchure de Foum Assaka. Endroit superbe où les oiseaux viennent en masse. Mauvaise nuit, le camping est au pied de la falaise, l’océan est tout prêt et le bruit des vagues résonne +++.


mardi 4 mars 2008

MAURITANIE - Route de l'espoir

Nioro du Sahel, les frontières se passent bien. Heureusement, nous avons notre visa Mauritanien double entrées, les visas ne sont plus délivrés à la frontière dans ce sens.
Aïoun El Atrous il y a de belles roches érodées, nous voilà sur « la route de l’espoir ». Elle est en très mauvais états et étroite par moment mais le décor est beau. Les camions sont toujours autant chargés.
La ville de Tintane est inondée, un barrage a cédé à la saison des pluies.
Après Kiffa la route devient meilleure.
Aleg, Gaby veux essayer le resto mauritanien. On choisi sont morceau de viande sur la bête pendue à l’extérieure. Assis à raz du sol sur des coussins, on te présente l'apéritif mauritanien, c'est une cuvette remplie de lait caillé de chèvre, dromadaire, sucré et coupé avec de l'eau, qui passe de main en main après avoir bu sa gorgée!
Le morceau de viande cuit au barbecue est mélangé au riz dans une gamelle creuse pour plusieurs personnes et se mange avec les doigts! L’eau est dans une cruche en plastique (pas neuve) et sans verre évidemment! Les mouches sont partout et sur le plat, les chèvres viennent, passent sur les coussins et on reçoit la poussière de la route. Je n’ai pas mangé ! Si on n’est pas malade avec tout ça, on n’y sera jamais.
Enfin Nouakchott, pour manger un chawarma. On dort dans la cour de Ménata.
Pain frais et croissants le matin, hum !
Visite de la ville, musée, marchés, achats de cadeaux, le net. Des personnes nous ayant croisé à Atar nous reconnaissent.
Décidément, à part le bruit, cette ville n’est pas désagréable et on mange bien chez les Libanais.
Le soir arrive Xavier, malade à Bobo et parti avant nous, on le croyait déjà en France. Sur son retour il a été bien malade et hospitalisé à Sikasso, c’est le palu, il l’on remit sur pied en 3 jours. A la frontière mauritanienne, pas de visas ! Il est obligé de retourner à Bamako et comme ça tombait un WE il a attendu ... que des galères ! Il se retrouve bien en retard, comme il est mal en point, il nous propose de faire la route avec lui pour Dakhla au Maroc en une seule étape ! OK, on part de bonne heure. On n'est pas du tout pressé, mais ca va le soutenir un peu, au cas ou ..... 800kms à faire avec le passage de la frontière Mauritanie/Maroc, ca va être chaud.



samedi 1 mars 2008

MALI - La remontée

Le goudron est bon jusqu’à Bamako. On fait nos courses et on repart très vite.
La brousse nous tend les bras pour la nuit. A peine à l’arrêt, Gaby, de l’autre côté du 4X4 me dit : ne bouge pas un gars arrive avec un fusil en mobylette, j’y vais !  Cet homme chasse les oiseaux ?!?!  Il nous dit de venir dormir prêt de son village, à Madigagouro, que c’était plus sûr, «il y a des coupeurs de route la nuit» ..... Nous le suivons et nous passons la soirée dans ce village, entouré de petits curieux. Il faut attendre qu’ils soient couchés pour pouvoir faire pipi !!!
Le chasseur travaille à Paris, revient 2 mois tous les étés dans son village, il a deux femmes, 4 enfants et se construit la plus grosse maison en agglos ... sa maison fait tache dans ce village de maisons traditionnelles.


dimanche 24 février 2008

Bobo-Dioulasso, Banfora

On va en ville à pied. Bobo est très agréable et tranquille.
Visite du vieux quartier, les femmes font la bière de mil et la vendent.
Tous utilisent le ruisseau…
Nous nous retrouvons chez les artisans. On y découvre Kossi. Il est bronzier, réalise à la demande des bronzes à la technique dite "à la cire perdue", technique répandue dans l'afrique de l'ouest. Il est très dynamique dans son domaine. il organise des stages de formation, reçoit des groupes d’européen pour leur apprendre sa technique, voir son site. http://www.kossitraore.com/
A l’auberge, Xavier la trentaine, baroude avec un vieux Land peu aménagé, en Afrique depuis 4 mois. Il est bien malade, fièvre, vomissement. Il ne prend rien pour le palu, alors il va faire des examens à l’hôpital. Cette semaine il remonte rapidement en France.
L’ambiance nous plait et le patron propose de la bonne cuisine, surtout des alocos, un régal (bananes plantain rôties où frites).
Se rappeler: faire des Alocos à la maison.

Demain en route pour Banfora.
La région est plus verdoyante, mais il y a 43° vers 15h00, un four. On visite les Dômes et demandons pour faire le bivouac prêt des cascades de Karfiguela.
Nous avons mal dormi, il fait trop chaud, le matin à 7h00 il y a 25° !!! Nous ressortons l’imprimante à photos et ferons des heureux. Surtout une famille paysanne. Le brave homme était surpris par la conception de notre véhicule et en plus on fait des photos.
Alors il dit à son copain « il est fort le blanc » !
Nous allons souvent manger dans les maquis, riz gras, omelette où aloco. C’est simple et succulent ! Nous passons par les monts du Sindou et retour à Bobo voir Kossi, nous lui achetons de belles statuettes. Voilà c’est fini pour le Burkina Faso, en route vers le nord.


mardi 19 février 2008

BURKINA FASO

Passage des frontières sans souci.



La paille est rangée dans les arbres, heureusement ici il n’y a pas de girafe.
A Ouahigouya nous visitons une association de femmes, y mangeons un riz gras et achetons un beau panier.
Ouagadougou c’est comme Bamako, la même fourmilière ! L’hôtel OK’Inn nous accueille dans son jardin. C’est gratuit, avec douche wc à la piscine et wifi, si on mange au moins une fois, un peu cher mais très bon.
Le lendemain visite des musées, national et de la musique, puis prolongation des visas pris à la frontière.
En route pour le sud, cette fois mauvais goudron !
Bivouac devant l’entrée de la réserve de Nazinga qui s’étend sur 97000 ha non clôturés, ouverture à 6h00. C’est le matin qu’il faut visiter, les animaux sont plus visibles. 4h20 réveil ! Gaby s’est trompé d’1 heure, (toujours le décalage horaire) on a vraiment le temps de déjeuner !
Arrivée au camp central, près de la grande mare, on peut observer les éléphants.
Un guide vient avec nous. Comme il n'y a que 2 places et que nous sommes 3 ... et que Chantal ne veut plus laisser sa place (elle a retenu les recommandations), c'est donc elle qui prend le volant. Pas longtemps, la première difficulté trialisante sur la piste aura raison de sa volonté, elle reprend sa place comme passagère, aïe, aïe, aïe.
On voit une grande varièté d'antilopes (cob de buffon, cob de fassa, hippotrague etc ...), des babouins, crocos et encore des éléphants, mais on ne s’en lasse pas.
A la sortie de cet immense parc, nous croisons Chantal et Michel qui sont avec leurs amis et font le tour du Burkina Faso dans le sens inverse de nous ! On se donne rendez-vous au Maroc pour mi-mars.
Tiébélé, nous visitons la concession de la cour royale. Très bel ensemble de maisons, décorées par les femmes, enchevêtrées les une dans les autres. Un vrai labyrinthe. Les jeunes ne sont pas agressifs envers nous mais entre eux, il faut acheter. Et bien nous achèterons ailleurs pour éviter la bagarre !
Nuit à Léo dans une auberge propre et bien sympath.
Ouessa, Diébougou, Gaoua chaque ville à sont charme. Nous visitons le musée du Poni. C’est le rassemblement d’objets usuels et rituels ainsi que des photos des années 1925/30.C’est vraiment bien expliqué. Devant le musée le « roi des Gan » était présent. Il est le chef suprême pour cette ethnie. Tous les problèmes passent par lui, il règle même les litiges entre le pays Lobi et l’état. Nous rencontrons Ludovic qui nous invite à dormir dans son jardin. C’est un petit terrain de 15 m de côté sans herbe, sans barrière, placé juste devant le chemin où passe tout le monde et surtout les écoliers. On  nous disait bonjour, mais pas un pied ne fût mis dans le jardin ! Nous étions chez Ludovic. Plus tranquille, on n’a pas connu. « Mopti » le chien nous adopte, mais dommage il aboie trop souvent. Nous avons passé une très bonne soirée…
A la sortie de Diébougou, il y a beaucoup de travaux. On demande à un jeune homme si le goudron était dans cette direction. Oui, oui ! Nous avons 200 km de travaux. Il faut zigzaguer entre les camions, la galère !!!
Enfin Bobo-Dioulasso et l’auberge Casafrica, havre de paix dans la ville. On s’installe dans la cour. Nous ne sommes pas loin de la gare, superbe bâtiment.





lundi 18 février 2008

Journée latérite

On prend la nationale, piste en mauvaise latérite pour rejoindre Koro.
Il est 18h00 la frontière est fermée, elle ouvrira à 8h00 demain (au bon vouloir du chef).
Nous désirons être au plus prêt et demandons une adresse. On atterri dans la cour d’un hôtel sordide ! C’est crade, on n’utilisera pas la douche ni les WC !
Le soir c’est un défilé d’hommes, ils viennent pour la bière où autre chose ?!?!
Au réveil, les vautours déjeunent dans la cour ! On regrette de ne pas être reparti en brousse pour un bivouac.


jeudi 14 février 2008

Vers le pays Dogon

Nous sommes maintenant seul mais jamais longtemps quant on s’arrête !
Ségou, Djenné et les mosquées en banco, superbes. Arrivée à mopti et le pays Dogon par de petites pistes superbes en latérite, on ne s'en lasse pas.


Certainement la région la plus fréquentée du Mali et c’est magnifique, le paysage a complètement changé.
Les habitants de cette région, attendent les touristes comme une mouche attend sa c..... c'est bien dommage. Ils nous prennent pour des américains.
Depuis la Mauritanie on s’était libéré de nos ceintures de sécurité, comme tout le monde ici. Au rond point de Bandiagara un flic nous arrête. Nous nous retrouvons au commissariat pour non respect du port de la ceinture. C'est vrai qu'ici c'est obligatoire !!!  Après bien des palabres, ça nous coute 5000 CFA au lieu de 15000, grâce à un monsieur « haut placé » rencontré à Bamako qui nous avait laissé son n° de portable en cas de besoin !
Demain, nous  allons visiter les villages Dogon dans la falaise. Il faut un guide à chaque village, car il y a au sol des endroits sacrés à respecter. Ca peut être un tas de cailloux, voir un cailloux, un monticule, etc ...
Les pistes du bas de la falaise ont eu raison d’un amortisseur. Nous emmenons un chauffeur de « taxi brousse » en panne, qui attend depuis le matin. Mais c’est moi qui me retrouve assise entre les deux sièges, levier de vitesse entre les jambes pendant 45 km de mauvaise piste ! Réparation à Douentza en même pas une heure et pas cher !





On passe la nuit à l’auberge Gourma. Au réveil j’ai un peu mal au dos.
Se rappeler : ne pas donner sa place !

Puis direction le Burkina Faso.Il parait que la vie y est moins chère. C'est vrai qu'ici le "toubab" est en ligne de mire. Ils n'hésitent pas à multiplier les prix par 3 ou 4 suivant la couleur de la peau, il faut toujours discuter ferme.
Il fait toujours aussi froid, minimum 35° dans la journée, heureusement que nous avons pris nos polaires .... Mais nous avons oublié les bonnets de laine (comme eux en ce moment).


Bonnet fourrés ..... il ne fait que 36° !

Se rappeler : les pistes en latérite c’est pire que le sable, couleur tenace et tôle ondulée !

vendredi 8 février 2008

MALI


Parcours malien

Changement de paysage. Sur la piste il y a d’énormes baobabs. Quant on rencontre le plus gros on est en principe au Mali.
Ont croisent des troupeaux et les villages ont changés de formes. On en a plein les yeux !
Kayes, la ville la plus chaude de toute l’Afrique de l’Ouest tient sa réputation, à 17h on a encore 36° à l’ombre ! Après les formalités assez longues, car à différents endroits de la ville.
Il est impossible de trouver des CFA. C’est vendredi, les banques sont fermées jusqu’à lundi et pas de distributeurs automatiques dans Kayes ! Nous avons trouvé le lendemain, avec bien du mal, un pompiste qui veut bien faire du change, avec un taux inferieur évidemment !
Se rappeler : Ne pas entrer dans un pays musulman un week-end si on n’a pas de liquidité (surtout par la piste).

Puis il y a eu un arrêt à un point d'eau. Gaby à tiré l’eau pour les femmes… Ils venaient tous nous voir !
Aujourd’hui 36°5, on transpire ! Nous entrons dans Bamako, quel contraste. C'est une fourmilière, ça grouille partout. C’est des embouteillages monstres, des mobs et vespa chinoises qui sortent de tous les côtés ! Et imaginez le bruit !
Se rappeler : les « mobs » sont conduites par des kamikazes !

Pause de deux jours au camp « le Cactus » (bof !), Visite de la ville,entretien en tout genre, nous, linge, véhicule et mécanique.
Nous reprenons la route de Koulikoro, faisons un arrêt à la « Paillotte », repas et bivouac, les patrons sont français et la cuisine est extra.
Ce matin nous quittons Chantal et Michel qui partent dans l’autre sens.

dimanche 3 février 2008

De Nouakchott à Kankossa

Nouakchott. Enfin accès à notre blog.
C'est ma troisième tentative depuis ce matin pour essayer d'écrire sur le blog. Il est 15h30, ça se plante tout le temps. J'ai réussi à insérer une seule photo. Il va falloir être patient pour le reste ! Je capitule pour aujourd’hui, mais ce n'est pas fini.
Depuis ce jour nous n’alimentons plus le blog…Trop de difficultés, ça patine dans le « mil » !
La suite sera écrite en France.
Nous allons au port des pêcheurs, il parait que c'est magnifique. Nous achetons de la lotte, cuisinée par Chantal (pas la mienne) avec riz, lait de coco et curry, un régal !
Comme Chantal et Michel vont à Bamako et que nous nous entendons très bien, nous ferons la piste ensemble. Gérard et J-P vont au Sénégal.
1ère étape vers Bogué dans un hameau au bord du fleuve Sénégal. Bivouac super agréable. Les jours suivants ce n’est que de la piste on jubile ! Tout est beau, les gens supers accueillants, les couleurs sublimes… Et les bivouacs incroyables. On donne un carton de fournitures scolaire à l’école d’un petit village, l’instituteur nous a remis sur la bonne piste.
A Kankossa pour la frontière, on a faillit louper le bureau. Aucun  signe extérieur et le fonctionnaire est souvent absent.
Se rappeler : les douanes dans la brousse sont difficiles à trouver !
Le plus compliqué c’est de retrouver la bonne piste à la sortie des villages, ca part dans tous les sens. Ce soir nous arrivons dans une impasse ! Il y a 4 huttes, des bergers, 1 cheval et quelques brebis. Ils ne parlent pas un mot de français mais veulent qu’on reste là. Les troupeaux  arrivent à la tombée de la nuit.
Nous passons nos photos sur l’ordinateur avec les bergers, ils ont bien ri. Gaby les prend en photos avec leurs béliers et les impriment sur une petite Canon. Ils sont  heureux ! Nous avons droit à une dégustation de lait de brebis entier extra frais.
Superbe soirée très chaude.
Réveil de bonne heure avec le départ des troupeaux, chacun emmène le sien.
Nous retrouvons la grande piste, prochaine étape Kayes au Mali.

lundi 28 janvier 2008

Sur les traces de Théodore Monod

Maintenant, nous pensons à nous. Reprise en main du 4x4 et visite de l’Adrar.
Nous faisons route avec les deux autres 4x4 rencontrés la veille. Un couple, Chantal et Michel, vrais 68tards très cool avec un Land110. J-Pierre et Gérard, HDJ 80, tous en retraites aussi.
Direction Chinguetti, ville historique caravanière du désert de Mauritanie. C’est ici que sont visibles les plus vieux manuscrits du pays. La vieille ville était pratiquement ensablée (jusqu’à 2 mètres de haut) mais fut classée au patrimoine mondial et sauvée par l’Unesco.
120 kilomètres de piste plus loin, Ouadane. Surprenante et superbe ville en ruine, construite sur une colline rocheuse. Et il y a de drôles de bêbêtes … C’est aussi une ancienne ville caravanière.
Puis direction Guelb-El-Richât. Nous nous enfonçons encore plus dans le désert de l’Adrar. C’est un cratère formé de plusieurs cercles concentriques de chaînes montagneuses d’environ 40 kilomètres de circonférence. Les savants n’en connaissent pas l’origine : une météorite ou l’effondrement d’un cratère volcanique ? Le seul site au monde avec la muraille de Chine à être identifiable vue de l’espace !
La piste d’accès n’existe pas, il faut traverser, oued, herbe à chameau et dunes, avec le vent c’est le top du top ! Le GPS, des bons yeux et le filling pour la navigation au cap.
Les pelles et les plaques de désensablages ont été de sortie, pour les 3 véhicules 10 plantages au total, un entraînement …
Nous avons passé la nuit au milieu du site, beau paysage lunaire et vent très fort. C’est l’endroit ou les cendres de Théodore Monod ont été dispersées.
Les 3 jours suivants nous faisons route vers Nouakchott avec une moyenne de 32° en après-midi…


mardi 15 janvier 2008

Les Enfants Du Désert

Atar, nous rejoignons l’ONG  « les Enfants Du Désert ». Nous rencontrons les bénévoles, jeunes de 20 à 32 ans, Lucie, Hanane, Vincent, Bertrand, Simon et Liliane qui a + de 60. Fatimétou habite sur place avec son fils Mohamed 7 ans, elle s’occupe de la maison et est responsable d’un centre en ville. C’est en 2000 que Geneviève à ouvert des maisons pour enfants. Elle fût très touchée de voir les enfants dans un état de mal nutrition avancée et tapa à toutes les portes pour créer cette ONG avec le soutien de l’Unicef.
C’est une association humanitaire qui lutte contre la malnutrition jusqu’à 7/8 ans. Elle a  5 centres de 30/40 enfants chacun environ, ouverts tous les matins sauf le dimanche.
Il faut respecter certaines règles et être avec des vêtements propres (fournis tous les six mois et lavés par les mamans). A l’arrivée, le matin, lavage du visage et des mains si besoin et il y en a vraiment besoin!!! Ils sont pesés une fois par mois, ceux qui sont en dessous du barème de croissance ont un traitement particulier à base de spiruline, apport de vitamines, déparasitage de 3 jours et pesés tous les 15 jours. Une bouillie est servie à base de deux farines, lait, sucre et huile d’arachide. Bien souvent, c’est le seul repas de la journée pour certains enfants! Donc le dimanche… on attend le lundi! Puis lavage des dents, c’est loin des habitudes vu leur état. Le reste de la matinée se passe en jeux et chants.
Une soignante bénévole vient pour les bobos, diarrhée, toux, une fois par semaine ou plus si il y a plusieurs soignants.
Les centres sont sous la responsabilité de mauritaniennes (rémunérées mais pas motivées), les bénévoles sont là pour booster et recadrer (pas rémunérés mais motivés). C’est l’Afrique !
Pendant ce séjour, nous avons fait de superbes rencontres.
Tous les matins nous partons pour une maison et Gaby sort la boite à outils pour bricoler dans la maison des bénévoles. Le matériel est de fabrication chinoise et souvent il doit recommencer ! Nous mangeons tous ensembles  dans les gargotes d’Atar à midi et le soir on cuisine.
Depuis le début de notre entrée en Mauritanie, le vent est le fléau en cette période de l’année. Comme c’est un immense bac à sable, le mariage des deux est un adversaire redoutable. On en retrouve partout, même dans les endroits fermés, et que dire de la voiture! Inutile de parler des trous de nez et des oreilles … c’est là qu’on se rend compte de l’utilité du chèche.
Se rappeler : pour l’Afrique où le sable pas de vêtements blancs.
Dimanche passage par le marché. Beaucoup de personnes viennent nous serrer la main, les bénévoles sont appréciés. Puis nous partons tous les deux pour « la Passe d’Amogjar ». Paysage magnifique similaire à l’Ouest américain (lequel a copié l’autre ?). Piste pas entretenue, dans un triste état sauf pour un 4x4 et là, c’est le pied … La fin de la piste passe près de « Fort Saganne » construit uniquement pour le film du même nom, tourné avec Gérard Depardieu et Sophie Marceau  en 1984, superbe endroit.
Le soir Chantal tousse et a la migraine. Dans la nuit fièvre, diarrhée, le matin   vomissements et toux qui arrache les poumons. On  sort la pharmacie et la voilà coincée au lit 2 jours et 1 autre pour récupérer. Gaby lui aussi à un mal de gorge depuis lundi matin.
Cette semaine, il y a une manifestation sur la culture et le patrimoine, particulièrement dans l'Adrar, avec la présence de trois ministres dont celui du tourisme. Tous les ressortissants étrangers, surtout Français, sont conviés. Nous assistons à la cérémonie d'ouverture ainsi qu'à une course  de chevaux et de dromadaires, en tribune présidentielle  SVP ....
Dimanche, c’est tempête de sable, nous quittons «les Enfants Du Désert».
Devant le cyber, nous rencontrons deux 4x4treux et allons ensemble chez « Bab Sahara » le camp des routards.

samedi 12 janvier 2008

MAURITANIE

Tanger > Nouakchott 3033 km en 5 jours ½ avec le passage de frontière !


Parcours mauritanien
Nomansland entre le Maroc et la Mauritanie, le terrain est toujours miné de nos jours




A Nouakchott « les fous du volant » nous quittent pour le Sénégal.
Depuis Tanger la montre de Gaby bip toutes les heures même la nuit, impossible de la régler, pour le moment !
Cette nuit, chez Ménata, on se réveille à 5h30, personne ne bouge ! Il est 4h30 heure locale,  on a oublié le décalage horaire …


Ne parlons pas de contrôle technique !


Nous restons 1 journée pour prolongation du visa, donner des nouvelles par le net et en route pour ATAR.


Habitat courant en dehors des villes
Oasis de Tergit